Toronto (Ontario) – 3 février 2025 – La Société canadienne d’ophtalmologie (SCO) souligne le Mois de la sensibilisation à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) en mettant en lumière la façon dont la maladie touche différemment les patients, l’évolution du rôle de la technologie dans les soins, ainsi que les répercussions plus larges de la perte de vision au Canada.
La DMLA est une maladie oculaire évolutive dans laquelle des dommages à la macula entraînent une vision floue ou déformée. Il existe deux types de DMLA. La DMLA sèche, qui évolue généralement lentement, est causée par l’accumulation de dépôts jaunâtres dans la macula. La DMLA humide, quant à elle, peut entraîner une perte de vision rapide et sévère en raison de la croissance de vaisseaux sanguins anormaux qui provoquent des fuites de liquide ou du sang. Les principaux facteurs de risque comprennent l’âge (50 ans et plus), le tabagisme, l’hypertension artérielle et les antécédents familiaux.
De nombreux patients atteints de dégénérescence maculaire ne présentent aucun symptôme avant que la maladie ne progresse. Il est donc important que les personnes âgées de 50 ans et plus passent des examens de la vue réguliers, en particulier si elles présentent les principaux facteurs de risque. Parmi les signes avant-coureurs qui devraient inciter une personne à consulter un professionnel de la vue figurent une vision floue, des déformations lors de l’observation de lignes droites ou des difficultés à voir dans des conditions de faible luminosité.
La prise en charge de la DMLA varie d’un patient à l’autre. Le traitement dépend du type et du stade de la maladie, ainsi que des besoins individuels du patient et de sa réponse au traitement. Pour certains, cela peut inclure des changements aux habitudes de vie, des suppléments nutritionnels ou une surveillance étroite, tandis que d’autres peuvent nécessiter un traitement médical continu afin de ralentir la progression de la maladie. Un diagnostic précoce et un suivi régulier auprès d’un professionnel des soins oculaires demeurent essentiels pour préserver la vision.
« La DMLA se manifeste différemment d’un patient à l’autre », explique le Dr Varun Chaudhary, professeur et chef du département d’ophtalmologie à l’Université McMaster et chef de l’ophtalmologie à St. Joseph’s Healthcare Hamilton et à Hamilton Health Sciences. « Aujourd’hui, nous disposons de plus d’outils et d’options thérapeutiques que jamais auparavant. Nous pouvons imager la maladie avec un grand niveau de détail, suivre étroitement son évolution et intervenir plus tôt afin de réduire au minimum la perte de vision. Lorsque la maladie est détectée tôt, nous pouvons adapter les soins à chaque patient et, dans bien des cas, les aider à préserver leur vision et leur autonomie. »
Les progrès réalisés dans le développement de nouveaux médicaments et de nouvelles technologies contribuent également à améliorer la prise en charge de la DMLA. Dans le cas de la DMLA humide, de nouveaux médicaments de deuxième génération permettent désormais un contrôle durable de la maladie avec des traitements moins fréquents. Des traitements novateurs, pour la DMLA sèche, ont reçu une autorisation aux États-Unis et font actuellement l’objet d’un examen par les autorités réglementaires de la santé au Canada. De plus, de nouvelles modalités d’imagerie offrent un niveau de détail accru sur la charge de la maladie, facilitent la détection précoce, un meilleur suivi et des interventions plus rapides, ce qui favorise des traitements plus opportuns.
Au-delà de ses effets cliniques, la DMLA entraîne un fardeau personnel et sociétal important. La perte de vision peut accroître le risque de chutes, limiter la participation sociale et nuire au bien-être mental. Des facteurs tels que le revenu, le lieu de résidence et l’accès aux services de soins oculaires peuvent influencer le moment du diagnostic et l’efficacité du traitement, soulignant ainsi l’importance d’un accès équitable aux soins.
La SCO encourage les Canadiens à discuter avec leur professionnel des soins oculaires de leur risque de DMLA, des options de traitement disponibles et de la fréquence à laquelle ils devraient passer un examen complet de la vue.
Pour en savoir plus sur la DMLA, visitez le lien suivant :
https://www.seethepossibilities.ca/les-cinq-principaux-problemes/la-degenerescence-maculaire-liee-a-lage-dmla/?lang=fr
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À propos de la Société canadienne d’ophtalmologie
La Société canadienne d’ophtalmologie (SCO) est l’autorité nationale reconnue en matière de soins oculaires et visuels au Canada. En tant que médecins et chirurgiens ophtalmologistes, nous veillons à ce que la population canadienne reçoive les meilleurs soins oculaires médicaux et chirurgicaux possible, en encourageant la poursuite de l’excellence en ophtalmologie et en procurant des services de soutien à nos membres en exercice. La SCO compte plus de 900 ophtalmologistes et 200 résidents en ophtalmologie membres. Pour en savoir plus, visitez le site cos-sco.ca.

