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Orthokératologie et myopie

La Société canadienne d’ophtalmologie ne cautionne pas l’utilisation de l’orthokératologie (ortho-k) dans la tentative de réduire la myopie, car il y a des risques importants pour la santé des yeux et la vision.

L’utilisation de lentilles cornéennes rigides perméables au gaz n’empêchera pas la myopie de progresser et tout effet temporaire bénéfique est réversible si l’utilisation des lentilles cornéennes est interrompue. Nous pensons que cet avantage ne justifie pas les risques.

L’ortho-k est définie comme la réduction temporaire de la myopie par l’application d’une série de lentilles cornéennes rigides perméables au gaz de plus en plus plates, à géométrie inversée, qui réduisent temporairement la courbure centrale de la cornée. Ces lentilles cornéennes sont généralement portées la nuit, permettant au patient de parvenir à une meilleure acuité visuelle non corrigée pendant la journée.

L’ortho-k a été initialement introduite dans les années 1970, mais sa popularité a rapidement chuté. Cependant, elle regagne en popularité en raison de la disponibilité de lentilles modernes à perméabilité à l’oxygène élevée (Dk) et d’un marketing agressif.

Le numéro d’octobre 2005 de Cornea publie des rapports sur la kératite microbienne associée à l’utilisation nocturne de lentilles cornéennes rigides perméables au gaz ortho-k provenant de cinq centres indépendants.

Plusieurs caractéristiques de ces rapports sont remarquables :

  1. La majorité des infections signalées sont centrales et graves, causées par des organismes agressifs tels que les bacilles gram-négatifs ou acanthamoeba;
  2. La majorité des cas sont survenus chez des enfants ou des adolescents; et
  3. Les infections ont été associées à plusieurs marques et genres de lentilles cornéennes rigides perméables aux gaz, notamment celles présentant une perméabilité à l’oxygène élevée et une conception à géométrie inversée.

* Cet énoncé a été préparé par la Société canadienne de la cornée, des maladies externes et de la chirurgie réfractive et approuvé par le Conseil d’administration de la SCO en février 2007.

Les soins oculaires au Canada en chiffres

15,8 G$ : coût de la perte de vision au Canada, annuellement

8,6 G$ : coût immédiat des soins de santé, annuellement

7,2 G$ : coût indirect (pertes de gains, soins et réadaptation, matériel spécial, etc.)

30,3 G$ : coût annuel de la perte de vision au Canada d’ici 2032

[Source: Perte de vision au Canada 2011]

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